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MANICOUAGAN ET CÔTE-NORD |
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départ : samedi le 29 juin 2002 Date de retour : lundi le 8 juillet 2002 Notre plan de voyage était relativement simple: Profiter de la randonnée au Rapide-Blanc pour partir de La Tuque, se rendre au Saguenay/Lac Saint-Jean et explorer la Côte-Nord jusqu’à Natashquan où se termine la route 138 Est. On profitera de notre passage à Baie-Comeau pour visiter le barrage Manic 5; un voyage de dix jours. Ayant vécu à Baie-Comeau, aujourd’hui dans l’arrondissement de Hauterive, et visitant la Côte-Nord régulièrement, Serge a agit comme guide. Nous avons trouvé notre hébergement dans des gîtes et des motels, selon les disponibilités du moment.
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Jour 5 — Baie-Comeau / Sept-Îles (308 km) Nous quittons Baie-Comeau à 9h30 en direction de Sept-Îles sous un soleil radieux. À Pointe-des-Monts, nous quittons momentanément la route 138 pour aller visiter le phare de Pointe-des-Monts. Le phare est un site important, tant pour la Côte-Nord que pour tous les usagers du fleuve St-Laurent. On peut visiter le phare qui raconte l’histoire des différents gardiens depuis sa construction. On accède à la passerelle d’observation par un minuscule panneau dans le mur. De plus, la petite route sinueuse de 11 kilomètres asphaltée qu’on emprunte pour s’y rendre fera le bonheur de tous les motocyclistes. À Port-Cartier, nous nous contentons d’un frugal dîner chez Tim Hortons puis nous nous arrêtons à la halte touristique de la Rivière-aux-Rochers juste à la sortie de la ville. Le spectacle vaut la peine d’être vu. Nous arrivons à Sept-Îles vers 15h30 et profitons du reste de l’après-midi pour visiter la ville. Après un délicieux souper aux fruits de mer au restaurant Chez Omer, nous nous rendons à la promenade du vieux quai pour s’y promener paresseusement et découvrir une partie importante de la vie nocturne de cette ville. Si vous visitez Sept-Îles un jour, ne manquez pas cette expérience. |
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Jour 6 — Sept-Îles /
Havre-Saint-Pierre (319 km) La journée entière est consacrée à la découverte de la Minganie. Nous avions planifié une croisière dans les îles de l’archipel de Mingan pour y admirer les monolithes et y observer les macareux qui y nichent. Attention! Si vous ne voulez pas être déçus, faites vos réservations de croisière la veille. Après un arrêt à Longue-Pointe-de-Mingan, nous nous rendons à Havre-Saint-Pierre où on nous informe qu’il n’y a plus de place sur aucune des croisières. Cependant, on nous déniche une place sur une excursion qui part de Longue-Pointe. Nous rebroussons chemin sur 50 kilomètres, ce qui explique la distance parcourue dans la journée. La distance réelle entre Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre est d’environ 204 km. Nos efforts sont grandement récompensés par une croisière inoubliable. En plus de visiter les monolithes de l’Île Nue et de la Grande Île et d’observer à souhait les macareux, les sternes arctiques, les pingouins, les goélands à manteau noir , les canards eiders et toutes sortes d’autres oiseaux marins sur l’Île-aux-Perroquets, nous avons eu droit à une croisière aux baleines de choix. En effet, pendant tout le parcours en mer, des rorquals bleus, un épaulard, des otaries et des phoques gris se joignaient aux marsouins pour nous offrir un ballet aquatique exceptionnel; en fait tellement exceptionnel que le capitaine de l’embarcation a prolongé d’une heure la croisière pour nous permettre d’en profiter au maximum. |
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Tout cet extra a bousculé notre
horaire. La fatigue et les conditions atmosphériques incertaines aidant,
nous décidons de coucher à Havre-Saint-Pierre plutôt qu’à Aguanish, à
quelques 25 kilomètres de Natashquan. Voici une anecdote qui vous
permettra de mieux juger de la qualité de l’accueil des gens de la
Côte-Nord : Arrivés au Centre touristique de Havre-Saint-Pierre, la jeune
fille nous informe que deux autobus de touristes sont arrivés dans
l’après-midi et il ne reste plus aucune chambre de libre. Alors que nous
étions déjà résigné à reprendre la route pour parcourir la centaine de
kilomètres jusqu’à Aguanish, j’entends la jeune fille me dire qu’il
arrivait quelque fois que des résidants hébergeaient des visiteurs et,
avec un accent très sympathique, elle nous jure qu’elle ne nous laisserait
pas coucher dehors! Après quelques appels, un couple extrêmement
sympathique accepte de nous héberger pour la nuit. À notre arrivée, Madame
Pouliot s’excuse car elle est en train de faire du pain et que l’odeur du
pain qui lève pourrait nous incommoder; le lendemain matin on s’est
réveillés avec l’odeur du pain fraîchement cuit … difficile d’avoir mieux
comme réveil! En fin de compte, nous avons gagné au change.
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![]() ROUTE 138 EST — FIN. |
Mission accomplie. Avant d’entreprendre le chemin du retour, nous dînons au restaurant John Débardeur à Natashquan. Si vous passez par là, il faut absolument goûter aux « roulades de fruits de mer » …savoureux! On repart pour Sept-Îles sous les mêmes conditions : averses dispersées.
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Jour 10 —
Saint-Tite-des-Caps / Sainte-Julie (370 km) |
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Serge Plamondon |
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QUELQUES CHIFFRES |
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Nombre de kilomètres parcourus : 3 751 km. |
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Durée du voyage : 10 jours |